Quel est le terme désignant une période de baisse de la production ?

36
Partager :

Établie sur les territoires, créant des emplois durables, résilientes en temps de crise, facteur de stabilité, les familles du marché intermédiaire sont l’une des composantes essentielles de l’économie française. Pour certains, ils seraient même un antidote aux excès du capitalisme. Est-ce qu’ils sont considérés à leur juste valeur ?

Léa Nature (alimentation), Mantan (industrie), Cinière (arômes alimentaires), Lauak (aéronautique), Oeneo (vin), Somfy (domotique), Aguettant (santé)… Ces entreprises ont une chose en commun : ce sont toutes des entreprises familiales de taille moyenne (ETI). Selon l’INSEE, un ETI compte entre 250 et 4999 salariés et réalise un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliard d’euros. Ils seraient d’environ 5 800 en France. Parmi eux, 4 000 à 4500 sont indépendants et ne font pas partie du giron d’un grand groupe.

A voir aussi : Logement neuf : la pénurie d’offres pousse les Français à se surendetter

« Ce qui caractérise à long terme à moyen terme, explique Frédéric Coirier, co-président du METI (mouvement des entreprises de taille moyenne), c’est le fait qu’ils ont un actionnaire, qu’il soit intégral, majoritaire, familial, multifamilial, avec des cadres ou des partenaires. Que vous ayez un actionnaire familial, multifamilial ou un autre actionnaire majoritaire, les problèmes rencontrés par l’ETI sont les mêmes. « Pour Rania Labaki, directrice du Centre d’affaires familiales EDHEC, il n’existe pas de définition communément acceptée de l’entreprise familiale. La Commission européenne reconnaît trois critères : qu’au moins deux membres d’une même famille détiennent la majorité des actions et le contrôle des droits de vote ; que l’un d’eux occupe une position opérationnelle, que ce soit au sein d’un organe de gouvernance ou de direction ; enfin, l’intention de transférer la société à la nouvelle génération. Les entreprises familiales sont prédominantes dans le monde entier. En France, la majorité des ISH sont des familles familiales.

Moins de dividendes, à long terme et autofinancement

Echappant à la tyrannie du court terme, les entreprises familiales se projettent vers le long terme. « Ils sont à la recherche de la création d’une valeur financière et socio-émotionnelle », explique Labaki. Ils cherchent à créer des liens durables avec le capital social, les réseaux sociaux… mais aussi à transmettre l’entreprise à la prochaine génération. Ils ont une préférence pour l’autofinancement sur la dette ou l’ouverture sur les marchés financiers, afin de réduire le risque de perte de contrôle de l’entreprise. Ils distribuent moins de dividendes, voire même du tout, et préfèrent investir des flux de trésorerie excédentaires à long terme. Les entreprises familiales sont donc très différentes en termes de stratégie financière et stratégique.

A découvrir également : Quelle est la différence entre une crise économique et une crise financière ?

 » Les entreprises familiales préfèrent l’autofinancement. Et lorsqu’ils entrent sur le marché boursier, il n’est pas rare de les voir racheter leurs actions et se retirer du marché une fois les projets financés. En outre, une entreprise familiale prospère d’une génération à l’autre entretient des relations privilégiées avec les banquiers, ce qui est un facteur facilitant le financement.

Dès que sa participation est stable, qu’elle soit familiale ou patrimoniale, la l’horizon d’une moyenne capitalisation s’élargit, et le hantage de voir un fonds sortir du capital après cinq ans disparaît. « Avec un fonds, vous ne pouvez pas faire les mêmes choix et compromis que lorsque vous avez une famille qui projettera à une génération ou au-delà, et qui fera des choix plus tranchés, audacieux et structurants, explique Frédéric Coirier. Avoir un actionnaire patient, responsable et engagé permet à l’entreprise de traverser des moments difficiles. « La vision à long terme permet également à ces ISS de taille moyenne de bénéficier d’une forme de droit à l’erreur. « Quand vous avez plus de temps, vous pouvez vous permettre d’expérimenter et d’innover », explique Frédéric Coirier.

MSI fournissant des emplois

En raison de leur relative absence des impératifs à court terme, les entreprises familiales de taille moyenne se caractérisent souvent par un certain degré de stabilité de l’emploi — elles représentent environ 25 % de l’emploi rémunéré en France, ce qui en fait le premier employeur en France. « Dans certains cas, ils créent même plus d’emplois, en particulier dans temps de crise, parce qu’ils puisent sur leurs ressources pour poursuivre le développement de l’entreprise », avance Rania Labaki.

Contrairement aux hypothèses populaires, les ETI sont plus exigeantes que les PME, dont l’importance serait parfois surestimée. « Nous avons souvent une vision biaisée en surestimant le poids des PME dans l’économie française », explique Hervé Bacheré, auteur d’une étude comparative sur la création d’emplois entre 2009 et 2015 pour l’Insee et responsable de la publication de « Insee Entreprises ». Dans l’ensemble, ce ne sont pas les petites entreprises qui créent des emplois, mais elles contribuent à enrichir la croissance des entreprises de taille moyenne. »

Un chiffre frappe l’esprit : entre 2009 et 2015, période marquée par les conséquences de la crise de 2008, les midports ont créé 337 500 emplois. Dans le même temps, de grands groupes ont détruit plus de 80 000 en délocalisant une partie de leurs moyens de production, tandis que les PME ont créé un peu moins de 100 000… « Les ETI créent des emplois dans les moments difficiles » dit Coirier. Selon lui, les MSI ont également « très peu » contribué à la désindustrialisation. « La désindustrialisation a eu lieu dans les villes de taille moyenne avec une population de 20 000 à 30 000 habitants, parce que les usines ne sont pas dans les grandes villes. Au cours des dix dernières années, 600 usines ont fermé. Sur ces 600, très peu étaient des entreprises de taille intermédiaire ou des ETI : 85 % des usines fermées étaient des PME ou des grands groupes. Dans certains cas, l’ETI serait donc aussi des amortisseurs, voire des ressorts, pour relancer la croissance. « C’est le moteur de l’économie française », ajoute Labaki. Certaines études ont montré que les sociétés familiales cotées surperforment les entreprises non familiales cotées au cours de la crise financière de 2008.

 » Au sein de l’EDHEC Family Business Centre, Rania Labaki a mené une étude sur le comportement des entreprises à moyen terme dans le nord de la France en période de crise. « Nous avons montré qu’ils détruisent moins d’emplois, créent même des emplois et innovent. La capacité d’autofinancement de la famille les entreprises expliquent leur résilience aux crises, voire leur capacité à faire de la crise une opportunité.

« De par sa taille, le marché moyen draine autour de lui l’ensemble de l’écosystème local, des PME aux petites et moyennes entreprises » »

Au-delà de leur influence micro- et macroéconomique, le milieu – mi – joue un rôle crucial dans les territoires. Ancrées au cœur des petites et moyennes villes — les deux tiers d’entre elles ont établi leur siège dans la province — les régions où la désindustrialisation et l’appauvrissement sont les plus exacerbés, elles sont le pivot de l’économie locale. « Dans ces territoires, ces ETI sont souvent le dernier lien. De par leur taille, ils drainent autour d’eux l’ensemble de l’écosystème local, des PME aux petites et moyennes entreprises. On ne l’entend pas souvent, mais l’ETI joue un rôle très important dans la structuration du territoire (infrastructure, formation, économie locale…). Ils apportent la stabilité, investissent et encouragent certains jeunes rester plutôt que de partir dans les grandes villes… » Ces ETI de famille ont une relation forte avec le territoire et les acteurs de son écosystème (banques, fournisseurs, clients…). En retour, ce lien contribue également à la durabilité de l’entreprise.

Analogique avec le support de mittelstand allemand

La famille française ETI est souvent comparée à ses homologues allemands, qui constituent la majeure partie du célèbre « Mittelstand ». « Il s’agit d’un ensemble assez hétérogène de PME, de grandes entreprises familiales et de « champions cachés », terme qui désigne les entreprises moyennes et intermédiaires peu connues du grand public qui, dans un secteur hautement spécialisé, occupent une place importante sur le marché mondial », tel que défini par Gerald Lang, Doctorat de l’École Polytechnique et professeur à la KEDGE Business School. En France, certains militent en faveur de la création d’un « Mittlestand français », rappelant qu’au début des années 80, la France avait le même nombre d’entreprises de taille intermédiaire que Allemagne. Mais à l’heure actuelle, les systèmes français et allemand sont trop divergents. « Le cadre juridique et fiscal n’est pas comparable », explique M. Labaki. « Nos ETI ne sont pas assez nombreux, ils devraient être deux fois plus… Le juge Frédéric Coirier. L’Allemagne, l’Italie du Nord ou l’Angleterre, qui sont pour la plupart au plein emploi, ont plus de moyennes entreprises que nous. De plus, nos moyennes entreprises sont plus petites que leurs voisins allemands.

 » Dans ce contexte, comment pouvons-nous augmenter le nombre de moyennes entreprises familiales et nous rapprocher de la performance allemande ? Pour Frédéric Coirier, il y a « plusieurs conditions à remplir ». En premier lieu, l’ambition des chefs d’entreprise. « Mais les Français ne sont pas pires que les autres », dit-il. Lorsqu’ils fonctionnent dans de bonnes conditions, ils sont encore plus à l’avant-garde.

 » Pour le coprésident du METI, ce sont les conditions de l’élaboration du TEM qui doivent être repensées. « Déjà, ils doivent être reconnus. Deuxièmement, l’ensemble des le cadre réglementaire doit être adapté. La fiscalité ne doit pas être supérieure à ce qui est pratiqué au niveau européen, sous peine d’être désavantagée par rapport à nos voisins, sachant que le terrain de jeu d’une ETI est l’Europe. L’ETI ne peut pas seulement se développer sur le marché français, il doit exporter. En se projetant, elle s’expose à la concurrence d’autres entreprises intermédiaires du continent. Si l’ETI français est surtaxé, surréglementé, il est évident qu’il est moins capable de faire face à la concurrence. Conséquences : il se développe moins vite… »

Réduire les taxes à la production pour réindustrie France ?

Certains experts soulignent le poids de la fiscalité pour expliquer les difficultés rencontrées par les entreprises dans le développement et l’investissement. C’est le cas de Rania Labaki. À l’appui de ses remarques, la professeure agrégée de gestion à l’EDHEC Business School cite une étude de 2017 selon laquelle 12% des entreprises familiales ont été transmises par voie intrafamiliale, tandis que les autres ont été transférés à l’extérieur. « Au-delà de la complexité de la gestion des relations familiales, l’une des raisons est l’importance du fardeau fiscal, et donc de l’impôt sur les successions. Parfois, il est plus intéressant de céder à l’extérieur plutôt qu’à la famille… Au niveau des pouvoirs publics, des efforts doivent donc être faits pour lever cette corvée et faciliter la succession.

 » Pour sa part, Frédéric Coirier évoque le poids des taxes à la production (prélèvements relatifs aux terres, à la valeur ajoutée et au chiffre d’affaires des entreprises telles que la CFE, la C3S ou l’évaluation de la valeur ajoutée des entreprises — note de l’éditeur). « En 2012, lors d’une étude sur le sujet, nous avons placé une entreprise française dans différents environnements économiques étrangers. On s’est rendu compte que le même ETI gagnait deux à trois fois plus d’argent en jouant uniquement sur les paramètres fiscaux des différents pays. En France, les 1800 entreprises industrielles de taille intermédiaire, dont la plupart sont familiales, paient plus de 50% des les taxes à la production du pays chaque année. « Ce chiffre surprend à chaque fois. Pourtant, il est corroboré par tous les rapports, même par l’Inspection des finances… Ces 50 % représentent une charge inacceptable vis-à-vis de la concurrence étrangère. Pour la plupart de ces entreprises, cela représente 3% de leur chiffre d’affaires qu’elles doivent payer quoi qu’il arrive — qu’elles se déroulent bien ou mal — tandis que leurs voisins, qui viennent également sur le marché français, n’ont pas à le faire. L’ETI a une balle au pied qui les empêchera de robotiser, de réaliser leur transformation digitale, etc. Si nous ne changeons pas ce point, la France ne se réindustrialisera pas… »

La réduction de ces taxes à la production, qui représentent 72 milliards d’euros chaque année, est le cheval de bataille de Bruno Le Maire. Pour le ministre de l’Économie et des Finances, tous ces prélèvements « pénalisent très bien notre industrie ». La comparaison avec l’Allemagne est souvent avancée : au Rhin, les taxes à la production sont sept fois plus faibles. Au sein de la zone euro, cette est deux fois plus. « Un ETI français qui réalise 200 millions d’euros de chiffre d’affaires peut payer 5 millions d’euros de taxes à la production lorsque son voisin espagnol ou allemand paie 1 million d’euros », explique Frédéric Coirier. Après dix ans, l’ETI espagnol aura eu 40 millions d’euros supplémentaires pour investir, acheter des robots, construire de nouvelles usines, moderniser ses outils… Ce concurrent sera donc plus attrayant et c’est un terrible cercle vicieux. »

La question des seuils

Qu’ en est-il de la complexité administrative ? Alors que les grands groupes disposent de services dédiés leur permettant de naviguer dans les méandres de l’administration, les PME et les ETI familiales sont souvent livrées à elles-mêmes. « En ce qui concerne la réglementation et les seuils, un ETI est considéré comme un groupe important dans 80 % des cas », explique Coirier. Lorsque vous êtes un petit ETI, vous passez directement dans le monde de la complexité des grands groupes. Ce n’est pas parce que vous avez 251 employés que vous pouvez vous permettre d’avoir 20 personnes gérer les charges administratives… Il ne convient pas. La reconnaissance de la catégorie ETI est essentielle. » Pour certains, la réglementation applicable aux grands groupes peut entraîner des effets dévastateurs pour le TEM. « J’ai deux entreprises comparables dans mon groupe », explique Frédéric Coirier, qui, en plus de ses fonctions chez Meti, est également président du Groupe Poujoulat, une société spécialisée dans la fabrication de conduits de cheminée avec 1 500 employés. L’un en France, l’autre au Danemark. Dans l’un, j’ai trois personnes en ressources humaines ; dans l’autre, je n’ai qu’une… »

Transmission, un moment pivot

Transmettre une entreprise en France coûte « quatre fois plus » qu’en Allemagne, explique Frédéric Coirier. « La plupart des autres pays ont mis en place des programmes qui annulent virtuellement les impôts sur les successions sur les entreprises », a déclaré le coprésident de Meti. Plus l’imposition du capital est élevée, moins la transmission est possible. Il est nécessaire de saluer l’effort du gouvernement qui a aboli la ISF et mettre en place la taxe forfaitaire. Cela a permis de ramener la fiscalité du capital sur la retenue à la moyenne européenne. Maintenant, nous devons aller à la fin sur la transmission. Frédéric Coirier suggère une autre raison qui devrait inciter le gouvernement à légiférer : le coût de transmission est finalement payé par l’entreprise, le revenu du gestionnaire étant trop bas. « C’est donc l’entreprise qui, en capitalisant sur les dividendes versés, préfinancera la transmission à la prochaine génération », dit-il. Aujourd’hui, il faut presque 5-6 ans de bénéfices pour payer une transmission. C’est énorme.

 » Au cours de cette période de transition, l’entreprise est donc en incapacité d’investir en raison du coût du transport. En fin de compte, si les ETI de la famille ne se transmettent pas, ils finissent bien souvent entre les mains d’un grand groupe. « Cependant, si un grand groupe étranger doit faire un choix de restructuration, il se restructure d’abord à l’étranger avant de le faire chez lui… »

Transmission intramiliale taux de 17% en France, contre 56% en Allemagne

Bien que Frédéric Coirier cite l’environnement comme un élément influant sur le sort des ETI familiaux, les paramètres endogènes ne doivent pas être négligés. La transmission est un moment crucial dans la vie et l’histoire d’une entreprise. En France, ce moment est souvent synonyme de quitter l’entreprise familiale. Selon l’Institut Montaigne, le taux de transmissions intra-familiales est de « 17 % en France, contre 56% en Allemagne ou 69% en Italie ». Ce taux serait même de près de 90 % en Suède. « Les entreprises familiales ont un taux de survie à la transmission très faible, a repris Rania Labaki. Seulement 1% des entreprises familiales survivent lors du transfert de la 3e à la 4e génération.

 » La transmission réussie n’est pas une petite entreprise. C’est souvent un long processus plein de problèmes qui, selon le directeur de l’EDHEC Family Business Centre, passe par plusieurs leviers clés : « Maintenir les relations familiales, créer une famille cohésion, transmettant l’histoire de l’entreprise et ses valeurs. Si ce travail de transmission n’est pas effectué en amont, l’entreprise peut voir les conflits familiaux s’aggraver et/ou être abandonnés à l’extérieur de la famille. « L’entreprise doit être consciente de ces risques et travailler sur sa gouvernance familiale pour les prévenir », explique Labaki. Et le professeur de gestion a poursuivi : « Ce processus est un défi car il implique qu’un membre de la famille, qui a apporté une grande contribution à l’entreprise, a été visionnaire et reste viscéral attaché à l’entreprise, cède la place à la nouvelle génération… Ce dernier doit avoir les épaules et la légitimité pour être à la tête. Enfin, ce processus de transmission consiste également à identifier le bon successeur, celui qui aura la motivation et la formation. Il est nécessaire de transmettre la connaissance de l’entreprise mais aussi du capital social et du savoir-faire. Souffrir de dire que les relations doivent être fortes afin de ne pas manquer un transmission… »

Même le son de la cloche du côté de Frédéric Coirier qui insiste aussi sur la dimension relationnelle et émotionnelle de toute transmission. « Si le Pacte de Dutreil (régime fiscal visant à encourager la transmission familiale des PME et des ETI) représente un pas en avant significatif, n’est plus suffisant. Il traite principalement du cadre juridique quelque peu rigide, mais pas des questions relationnelles, ce qui est normal. Il n’existe actuellement aucune mesure de soutien relationnel pour les familles dans leur processus de transmission. « Certaines entreprises familiales peuvent considérer qu’avoir signé un pacte de Dutreil résoudra tous les problèmes d’héritage. « Cependant, il y a beaucoup d’autres questions à traiter, en particulier celle de la transmission managériale.

Capitalisme, RSE, raison d’être »

Raison d’être, société missionnaire, recherche de sens… Dans la foulée de la loi sur le Pacte, les entreprises ont été invitées à donner du sens à leurs actions. Mais pour beaucoup, la famille ETI n’a pas attendu pour cela pour incarner cette nouvelle éthique du capitalisme, certains allant jusqu’à dire que le principe de la Raison d’être fait partie intégrante de l’ADN de l’ETI familial. « Une entreprise de 30, 50 ou 80 ans est une communauté de valeurs, avec ses repères, ses traditions, son savoir-faire, son ancre… C’est par définition une entreprise qui a du sens. Nous ne pouvons pas durer plusieurs générations si vous n’avez pas respecté son territoire, son peuple, ses clients et ses partenaires financiers. Toutes ses valeurs sont ancrées dans les gènes ETI de leur famille, même si elle n’est pas formalisée dans le cadre d’une campagne de marketing.

 » L’ ETI familiale peut-elle servir d’exemple en incarnant une alternative crédible et durable aux excès du capitalisme financialisé ? « Les entreprises familiales ont toujours été de cette façon », explique Labaki. Ils peuvent donc être très bien un exemple.

 » Pour Frédéric Coirier, « la RSE est dans l’essence de l’ETI ». « Lorsque vous faites des choix au détriment de la rentabilité à court terme pour garder personnel que vous avez formé en attendant que les choses s’améliorent, c’est un acte de RSE. Lorsque vous formez des chômeurs à la fin de leurs droits pour les aider à réintégrer, ou même aux migrants, vous voulez faire du bien à votre territoire. Les médians le font naturellement, sans vouloir l’afficher tout en faisant le greenwashing. « Entre le gigantisme des grands groupes, qui ne sont pas perçus comme des modèles d’éthique, et la prolifération de l’écosystème French Tech, basé en partie sur le court terme, les entreprises familiales de taille moyenne ont une chance de saisir.

Partager :
Show Buttons
Hide Buttons