Les stratégies clés pour gagner de l’argent avec les ETF

Des milliers d’euros dorment chaque année sur des comptes courants, attendant un destin meilleur qu’une maigre rémunération. Pourtant, la bourse offre des alternatives bien plus dynamiques pour celles et ceux qui veulent voir leur capital progresser, sans pour autant devoir passer leurs soirées à décortiquer les rapports financiers ou à suivre la moindre fluctuation des marchés.

Confier son argent à un fonds d’investissement ou à un ETF (Exchange Traded Fund, appelé aussi FNB pour Fonds Négocié en Bourse), c’est choisir la voie de la simplicité. Plutôt que de rester inactif, ces solutions permettent d’investir passivement, avec des mécanismes pensés pour celles et ceux qui n’ont ni le temps ni l’envie de gérer au jour le jour leurs placements.

A lire aussi : Les indicateurs clés à surveiller pour réussir son scalping

Investir en bourse : fonds actifs ou ETF, deux philosophies

Fonds actifs : la gestion sur-mesure, à un prix

Longtemps, placer son argent en bourse signifiait s’en remettre à une équipe de professionnels aguerris. Ces experts sélectionnent, achètent, arbitrent, et vendent des actions en quête de performance, à la recherche du bon timing. C’est la fameuse gestion active.

Ce service a un coût : les gestionnaires prélèvent leur dû sous forme de commissions diverses (frais d’entrée, de sortie, de gestion, voire de surperformance). En échange, une équipe de spécialistes se charge de traquer chaque opportunité et d’optimiser le portefeuille. Leur rémunération dépend en partie de leur capacité à surperformer le marché : autrement dit, battre leur indice de référence, ce fameux baromètre boursier qu’ils cherchent à dépasser.

A voir aussi : Maîtriser Alvexo : techniques et conseils pour bien l'utiliser

ETF : la force tranquille de la gestion passive

Depuis quelques années, une autre façon d’investir a connu une ascension fulgurante, d’abord outre-Atlantique puis en France. Les ETF, ou FNB, proposent une alternative simple : au lieu d’essayer de battre le marché, ils se contentent de le suivre. Vous souhaitez investir sur tout le CAC 40 ou le S&P500 d’un seul coup ? Les ETF rendent cela possible.

Concrètement, placer son argent dans un fonds passif revient à investir dans toutes les sociétés d’un indice, sans sélection manuelle. L’ETF réplique l’indice, sans chercher à y ajouter une touche personnelle, c’est le principe même de la gestion indicielle. Parmi les acteurs emblématiques, on retrouve Vanguard, iShares, Amundi ou Lyxor.

Les avantages sont nombreux : des frais minimes (souvent moins de 0,5 % de frais annuels, aucun frais d’entrée), une liquidité qui permet d’acheter ou vendre en temps réel comme une action, et une diversité impressionnante d’indices accessibles. On trouve des ETF sur les petites, moyennes ou grandes capitalisations, sur des zones géographiques ciblées, sur des secteurs de niche, ou encore sur les entreprises qui versent des dividendes croissants.

Repérer le bon fonds pour investir

Pour comparer les fonds et faire son choix, plusieurs sites proposent des outils pratiques. Sur Boursorama (onglet OPCVM et Trackers), Morningstar (onglet Fonds et ETF), ou Quantalys (onglet Fonds), vous aurez accès à de nombreuses données : rendements passés (sur 1 mois, 1 an, 3 ans, 5 ans, 10 ans), notations, profils risque/rendement, et bien plus.

Miser sur les ETF pour investir sereinement

Opter pour les ETF, c’est souvent adhérer à la théorie de l’efficience des marchés. Selon cette approche, le flot d’informations disponibles et l’immense nombre d’intervenants rendent les prix de marché toujours justes, ou presque.

Imaginez : vous tombez sur une info brûlante concernant une entreprise cotée. Avant même d’avoir terminé la lecture, des milliers d’acteurs ont déjà intégré cette donnée dans les cours. Résultat : il devient quasiment impossible de battre le marché durablement. Pour y parvenir, un gestionnaire actif devrait réussir à faire mieux que l’ensemble du marché, tout en absorbant des frais conséquents (2 à 3 % de frais d’entrée, autant en frais annuels).

Un exemple marquant : en 2008, Warren Buffet a parié un million de dollars qu’en dix ans, la majorité des fonds spéculatifs feraient moins bien qu’un simple ETF répliquant le S&P500, une fois les frais déduits. En 2018, verdict : le légendaire investisseur avait vu juste, remportant son pari haut la main.

Il faut aussi prendre en compte la mécanique propre aux indices boursiers : sur le long terme, ils tendent à progresser, ce qui rend la tâche ardue pour qui voudrait rivaliser avec le S&P500, par exemple.

Pour dénicher les ETF les plus adaptés à un PEA, cet article détaille les options à considérer. Et pour un exemple concret de portefeuille ETF diversifié, vous trouverez ici une proposition simple et robuste.

La peur de faire moins bien que le marché

De plus en plus, les fonds actifs tendent à coller aux indices, un phénomène connu sous le nom d’impératif institutionnel. Jadis, on jugeait un fonds sur ses performances sur plusieurs années. Aujourd’hui, la pression du classement hebdomadaire ou mensuel pousse à éviter toute prise de risque excessive : personne ne veut être à la traîne, de peur de voir ses clients partir chez la concurrence. Cette angoisse entraîne une uniformisation des stratégies, au détriment de prises d’initiatives marquantes.

Si le fonds que vous choisissez fait moins bien que l’indice de référence, tout en vous facturant des frais, il y a de quoi être frustré.

Les fonds actifs ont-ils encore une carte à jouer ?

Il serait réducteur d’enterrer les fonds actifs. Quelques-uns parviennent à battre les indices, parfois de façon éclatante, sur de longues périodes. Le marché n’est pas toujours rationnel à court terme, et certains gestionnaires savent en profiter. Mais seuls environ 10 % d’entre eux y arrivent sur la durée.

Certains styles de gestion, comme l’investissement dans des entreprises à dividendes croissants, ont régulièrement démontré une capacité à surpasser le marché à l’échelle de plusieurs années.

Le choix du fonds est alors déterminant. Entre deux ETF répliquant le S&P500, l’écart de performance annuel est souvent minime (moins d’1 %). Mais dans l’univers des fonds actifs, la différence peut grimper à 10 ou 15 % entre un excellent gestionnaire et un autre plus moyen. Il ne faut donc pas s’y tromper : la sélection du fonds actif mérite une attention particulière.

Un cas d’école : Berkshire Hathaway, la société d’investissement pilotée par Warren Buffet. Classée comme une action, elle fonctionne pourtant comme un fonds, en prenant des participations massives dans d’autres entreprises. Résultat : depuis un demi-siècle, Berkshire Hathaway surclasse régulièrement le S&P500, et ce n’est clairement pas le fruit du hasard.

Le graphique ci-dessous montre le chemin parcouru : en bleu, l’évolution de Berkshire Hathaway ; en rouge, celle du S&P500.

source : Morningstar

Et vous, vers quel style de gestion penchez-vous ?

Une question, un doute ? Besoin de conseils personnalisés ?

[email protected]

Pensez à laisser un commentaire ! Si votre message n’apparaît pas immédiatement, pas d’inquiétude : il attend simplement d’être validé manuellement, pour éviter le spam.

Mentions légales

Les informations présentées sur ce blog ne constituent pas des conseils d’achat, au sens de la réglementation AMF. L’auteur décline toute responsabilité en cas de pertes liées à l’utilisation du site, et n’assure ni suivi ni mise à jour des contenus. Chacun doit vérifier les données par ses propres moyens avant d’agir.

D'autres articles sur le site

A découvrir :

Netpublic, prenez le pouvoir sur vos finances, assurances, impôts et biens immobiliers.

Finance Héros, pour prendre les bonnes décisions financières.

Lepatrimoscope.com le site pratique sur la finance.