Acheter des actions CAC 40 en toute simplicité et sécurité

Investir ou échanger le CAC 40 en deux clics, connecté à Internet, confortablement installé devant son ordinateur portable : la simplicité est désormais à la portée de tous. Pourtant, naviguer parmi les produits financiers et choisir la bonne stratégie pour générer des gains en Bourse via les indices s’avère bien plus complexe. C’est précisément pour lever ce brouillard que cet article a été rédigé : pour éclairer votre démarche et vous orienter vers des choix d’investissement efficaces sur le célèbre indice CAC 40.

Parmi la diversité des indices et cours boursiers français gérés par Euronext Paris, SBF 120, CAC Next 20, CAC Mid & Small, CAC Large 60…, le CAC 40 domine largement. Sa notoriété s’explique par la puissance des entreprises qui le composent, leur rayonnement international et les dividendes historiquement élevés versés à leurs actionnaires. Rien qu’en 2018, d’après Les Échos, les groupes du CAC 40 ont distribué 60 milliards d’euros à leurs actionnaires.

Les plus généreuses de cette année-là :

  • Total : 10,1 milliards d’euros de dividendes versés.
  • Sanofi : 4,8 milliards distribués.
  • BNP Paribas : 3,8 milliards d’euros en dividendes.

Ne pas profiter, en toute sécurité, des flux financiers redistribués par ces entreprises serait passer à côté d’une opportunité majeure. Voici donc un guide pensé pour les débutants qui souhaitent se lancer en Bourse et dans le trading, afin d’investir intelligemment sur les marchés financiers.

Vous trouverez au fil de cet article :

  • La définition du CAC 40
  • La liste des entreprises qui composent l’indice
  • Les moyens d’investir sur le CAC 40 en toute sécurité, avec en prime la possibilité de booster votre pouvoir d’achat via des revenus passifs exonérés d’impôt… Oui, c’est encore possible en France !
  • Des ressources incontournables pour les investisseurs
  • Les méthodes pour trader le CAC 40 comme un professionnel
  • Les meilleurs courtiers pour investir ou trader cet indice

Qu’est-ce que le CAC 40 ?

Lancé en 1987 sur la base de 1 000 points, le CAC 40 (Cotation Assistée en Continu) est la référence de la Bourse de Paris. Il fait figure de benjamin comparé au Dow Jones américain, né en 1884, ou au S&P 500, créé en 1957.

Le CAC 40 réunit les 40 plus grandes sociétés cotées de France, sélectionnées selon trois critères : capitalisation boursière, liquidité et capital flottant. Sa valeur est recalculée toutes les 15 secondes, à titre de comparaison, le DAX 30 allemand est actualisé chaque seconde.

Les sociétés du CAC 40 sont de véritables multinationales, capables d’attirer de jeunes diplômés ambitieux grâce à des perspectives de carrière et des salaires attrayants. Mais attention à ne pas confondre l’indice avec la réalité économique du pays : le CAC 40 ne reflète pas toute l’économie française, largement portée par les PME qui assurent la majorité des emplois.

Autre spécificité : toutes les actions n’y pèsent pas le même poids. Certaines valeurs, plus imposantes, ont une influence décisive sur la trajectoire de l’indice. Difficile d’ignorer la règle des 80/20 : une poignée de titres fait la pluie et le beau temps sur le CAC 40. Toutefois, aucun titre ne peut dépasser 15 % de la pondération totale.

La liste des entreprises du CAC 40

Voici un panorama des actions du CAC 40, classées selon leur capitalisation. L’évolution de l’indice est surveillée de près par le Conseil scientifique des indices de NYSE Euronext, qui se réunit tous les trimestres : en cas de non-respect des critères, une entreprise peut être écartée et remplacée par une valeur issue du CAC Next 20, sorte d’antichambre du CAC 40.

Les vétérans du CAC 40

Quelques entreprises n’ont jamais quitté l’indice depuis sa création, véritables piliers du marché :

  • L’ORÉAL : Depuis 1909, le groupe fondé par Eugène Schueller, entré en Bourse en 1963, s’est hissé au sommet mondial de la cosmétique avec une capitalisation multipliée par 490.
  • SOCIÉTÉ GÉNÉRALE : Malgré les tempêtes (affaire Kerviel, subprimes, crise de la dette…), la banque a traversé toutes les crises, oscillant entre creux et sommets boursiers.
  • AIR LIQUIDE : Spécialiste des gaz industriels et médicaux, ce groupe fondé en 1902 n’a cessé de progresser depuis son introduction en Bourse.
  • SAINT-GOBAIN : Née en 1665 sous Louis XIV, l’entreprise incarne la longévité industrielle française.
  • CARREFOUR : Débarqué en Bourse en 1970, le géant de la distribution a vu son cours passer de 4,08 € en 1990 à 17,55 € en 2019.
  • VIVENDI : Acteur majeur des médias, du jeu vidéo et du divertissement (CANAL+, Gameloft, Dailymotion…).
  • DANONE : De PME à empire agroalimentaire, le groupe, fondé en 1919, affiche 24 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018.
  • MICHELIN : Avec près de 108 000 salariés, le groupe équipe le monde entier en pneumatiques.
  • LVMH : Sous la houlette de Bernard Arnault, il s’est hissé à la première place du luxe mondial, détrônant Total en capitalisation : Louis Vuitton, Givenchy, Hennessy, Sephora, Chaumet… la liste des marques prestigieuses détenues est impressionnante.
  • ACCOR : Leader de l’hôtellerie en Europe, gérant des enseignes comme Sofitel, Ibis, Novotel ou Formule 1.
  • SANOFI : Numéro un européen de la pharmacie, reconnu pour ses médicaments et vaccins.
  • LAFARGE – HOLCIM : Géant des matériaux de construction, acteur clé du secteur cimentier.

Les grandes introductions à la Bourse de Paris

Pour des visuels supplémentaires, rendez-vous sur Statista.

Le principal CAC 40

Il existe plusieurs versions de l’indice. Celle médiatisée n’intègre pas les dividendes, ce qui fausse la comparaison sur la durée. Les principales variantes :

  • Indice CAC 40 (PX1) : sans dividendes. (5 320 points au 15/05/2019)
  • CAC 40 rendement brut (PX1 GR) : inclut les dividendes bruts réinvestis (14 203 points à la même date).
  • CAC 40 rendement net (PX1 NR) : prend en compte les dividendes nets d’impôts.

Pourquoi investir dans le CAC 40 ?

Opter pour un placement boursier via le CAC 40, c’est choisir une forme de sécurité patrimoniale, notamment pour préparer sa retraite ou viser l’indépendance financière. Le système de répartition des pensions s’essouffle, la croissance démographique ne suit plus, l’État providence s’amenuise… La Bourse devient un rempart contre l’inflation et la stagnation de l’épargne réglementée : en 2018, le Livret A a fait perdre 3 600 milliards d’euros de pouvoir d’achat (source : Le Parisien).

Posséder des actions CAC 40, c’est devenir copropriétaire des fleurons français, qui versent chaque année des dividendes généreux. Le risque se trouve dilué sur 40 entreprises de secteurs différents : la faillite simultanée de toutes ces sociétés est quasi impossible, d’autant qu’une valeur défaillante est aussitôt remplacée.

Le CAC 40 a traversé sans sombrer l’éclatement de la bulle technologique, le 11 septembre 2001 ou encore la crise de 2007. Lancé à 1 000 points en 1988, il affiche avec dividendes réinvestis 14 055 points au 13 mai 2019.

Et selon Le Revenu, sur 50 ans, les actions assorties de dividendes réinvestis sont le placement le plus performant.

Voici le graphique du CAC 40 avec les dividendes réinvestis.

Le CAC 40 avec et sans dividendes

Comment investir dans le CAC 40 ?

Il faut le rappeler : on ne peut pas acheter « directement » l’indice. Acheter les 40 actions une à une ? Peu réaliste, sauf à disposer d’un capital considérable et à accepter des frais de courtage élevés.

Heureusement, plusieurs produits permettent de reproduire la performance de l’indice : fonds communs de placement (FCP), SICAV, trackers (ETF)…

Ces instruments collectifs, gérés par des spécialistes, offrent une diversification naturelle et simplifient la vie de l’investisseur, novice ou non.

Les fonds communs de placement (FCP)

Créés en 1979, les FCP collectent l’épargne des particuliers ou professionnels pour l’investir sur les marchés financiers. Ces fonds sont divisés en parts, alors que les SICAV relèvent du statut de sociétés anonymes. Les particuliers déléguent la gestion à des experts, ce qui convient à ceux qui manquent de temps ou de connaissances pour sélectionner eux-mêmes des titres.

On trouve des FCP spécialisés selon le profil de risque, le type d’actifs (actions, obligations, monétaires, fonds indiciels…). Les banques, conseillers financiers, courtiers en ligne comme DEGIRO, Bourse Direct ou Binck, assureurs, ou dispositifs d’épargne salariale distribuent ces produits.

ING Direct, par exemple, propose des FCP répliquant la performance du CAC 40. Lyxor International Asset Management commercialise un fonds indiciel avec dividendes réinvestis.

Avant d’investir, consultez le DICI (document d’information clé pour l’investisseur) : il détaille la nature du placement, les risques et les frais. Ces derniers ont un impact direct sur la performance : par exemple, un fonds peut facturer 2 % d’entrée, 2 % de sortie (sauf chez ING, qui offre la gratuité à ses clients), et des frais de gestion de 1,72 %.

FCP et SICAV sont éligibles au PEA et à l’assurance-vie.

SICAV

Nées en 1945, les SICAV (Sociétés d’Investissement à Capital Variable) permettent d’investir sans s’occuper de la gestion quotidienne. Elles sont de plusieurs types (boursières, monétaires, obligataires). Contrairement aux FCP, l’investisseur est actionnaire à part entière, avec les droits correspondants. Les SICAV peuvent émettre ou racheter des actions à tout moment.

FCP et SICAV permettent de diversifier son portefeuille, de confier la gestion à des professionnels et sont désormais concurrencées par les trackers, moins coûteux.

Trackers ou ETF

Les trackers ou ETF (Exchange Traded Funds) répliquent passivement la performance d’un indice (CAC 40, DAX, S&P 500…), d’un panier d’actions, de matières premières ou même de thématiques spécifiques. Certains ETF adoptent des stratégies sophistiquées ou intègrent des effets de levier, amplifiant les gains comme les pertes.

Le marché des trackers explose : 3 600 milliards de dollars d’encours dans le monde. Acheter un tracker CAC 40, c’est coller à la performance de l’indice : si le CAC prend 15 % sur l’année, votre ETF progresse d’autant (voire plus, si les dividendes sont réinvestis).

Sur 10 ans, selon Zone Bourse (24/05/2019), un tracker simple sans dividendes réinvestis aurait procuré une performance de 63,61 %.

La gestion passive, aussi appelée « investissement paresseux », consiste à suivre l’indice sans chercher à le battre, contrairement à la gestion active, où les gérants multiplient les arbitrages.

Les trackers séduisent pour plusieurs raisons :

  • Frais de gestion réduits : autour de 0,40 % contre 2 % pour les fonds actifs. Pas de frais d’entrée, de sortie ni d’arbitrage.
  • Les travaux d’Eugene Fama (Prix Nobel d’économie 2013) ont montré que 97 % des gérants n’arrivent pas à battre leur indice de référence.
  • Warren Buffett recommande les trackers : il déconseille les fonds gérés activement, trop coûteux et rarement performants.
  • Portefeuille diversifié à moindre coût : un seul ETF suffit pour répliquer le CAC 40, inutile d’acheter les 40 actions.
  • Transparence et liquidité : les trackers se négocient en continu, comme une action.
  • Éligibilité au PEA et à l’assurance-vie pour de nombreux ETF.
  • Instruments financiers réglementés : supervisés par Nyse Euronext et l’AMF.

🎁 Voici quelques ETF CAC 40 compatibles PEA ou assurance-vie :

  • ETF LYXOR CAC 40 ISIN EN 0007052782, TFE 0,25 %

La fiscalité des valeurs mobilières est soumise à un taux forfaitaire de 30 % sur les plus-values et dividendes, mais elle peut être allégée grâce aux enveloppes PEA et assurance-vie.

Choisir son courtier pour investir sur le CAC 40

Face à la multitude d’offres, le choix du courtier peut vite tourner au casse-tête. Le néerlandais DEGIRO affiche les tarifs les plus bas pour investir sur le CAC 40, mais il ne propose pas de PEA. Pour acheter un tracker à intégrer dans un PEA, Boursorama Banque s’impose comme une référence : pas de droits de garde, pas d’abonnement, pas de frais d’inactivité.

Ressources utiles pour investir sur le CAC 40

Pour investir efficacement, voici quelques ressources à connaître :

  • Zone Bourse : infos générales, financières, outils gratuits pour détecter les anomalies de volume, les supports/résistances…
  • ProRealTime : logiciel d’analyse technique, données gratuites en fin de journée, idéal pour personnaliser ses graphiques.

Comment trader le CAC 40 ?

Au-delà de l’investissement long terme, il est possible de spéculer à court ou moyen terme sur le CAC 40 via différents produits dérivés : contrats à terme, CFD, options, turbos…

Futures (Contrats à terme)

Longtemps réservés aux professionnels, les contrats à terme (futures) permettent de miser à la hausse ou à la baisse sur de nombreux sous-jacents : matières premières, crypto-monnaies, indices, etc. Le contrat CAC 40 (FCE) se négocie sur le MATIF de 8h à 22h :

  • Faible investissement initial requis
  • Marché réglementé et très liquide
  • Frais de transaction bas : environ 1 € par contrat
  • Effet de levier significatif : chaque point vaut 10 €
  • Possibilité d’acheter ou de vendre à quantité, échéance et prix définis

Par exemple, si le CAC 40 cote 4 500 points, la valeur d’un contrat est de 45 000 €, mais un dépôt de garantie de 5 à 10 % suffit. Des mini-contrats existent également (1 € le point).

L’échéance correspond au troisième vendredi du mois, appelé “jour des trois sorcières”.

CFD (Contracts For Difference)

Apparus en France en 2007 avec IG, ces produits permettent de spéculer sur le CAC 40 avec un effet de levier, comme les futures, mais sans date d’échéance ni livraison. Ils se négocient 24h/24, demandent un dépôt initial réduit, et ont démocratisé l’accès au trading : on peut investir sur des mini-lots (1 € le point) ou micro-lots (0,10 € le point).

Un exemple concret : vous achetez un CFD CAC 40 à 5 291 points pour 10 € le point, stop loss à 5 271 points. Si l’indice grimpe à 5 392 à 17h, vous encaissez 1 010 €. Si le stop loss est touché, la perte est de 200 €.

Les frais sont faibles, le courtier se rémunère sur le spread (écart achat/vente). Admiral Markets offre actuellement un spread minimal de 0,8 point.

Options

Les options et turbos sont des produits complexes, à manier avec prudence si vous débutez. Les options permettent d’acheter (call) ou de vendre (put) un actif à un prix et une date déterminés, avec un effet de levier conséquent.

  • Call : acheter une option CAC 40 avec une anticipation haussière. Si l’indice dépasse le prix d’exercice à l’échéance, gain à la clé.
  • Put : vendre une option si vous anticipez une baisse. Si le CAC 40 termine sous le prix d’exercice, gain réalisé.

Le prix de l’option dépend de trois facteurs : la variation du sous-jacent, la valeur temps et la valeur intrinsèque.

Turbos

Les turbos, émis par de grandes banques (Commerzbank, ING, Société Générale, BNP Paribas), sont des instruments à effet de levier, plus accessibles que les options, avec une barrière de désactivation qui fonctionne comme un stop loss automatique.

Il existe plusieurs types : turbos classiques (avec échéance), turbos illimités (sans échéance), turbos “meilleur” (barrière égale au prix d’exercice). L’effet de levier peut aller de 1 à 150. Exemple : un turbo avec levier 80 rendra la variation du turbo 80 fois supérieure à celle de l’indice. La perte maximale est limitée au montant investi.

Fiscalité

Les produits dérivés du CAC 40 relèvent du régime fiscal forfaitaire, non éligibles au PEA ou à l’assurance-vie. Une plus-value de 3 000 € sera taxée à 900 €.

Courtiers pour trader le CAC 40

L’abondance d’offres sur Internet peut rapidement dérouter. Pour séparer le bon grain de l’ivraie, mieux vaut s’orienter vers un courtier solide et régulé. Admiral Markets coche toutes les cases : régulé par la FCA britannique et l’AMF, ouverture de compte dès 200 €, plateformes MetaTrader 4 et 5 réputées pour leur ergonomie et leurs fonctionnalités. Pour en savoir plus, consultez la revue dédiée à ce courtier.

Le CAC 40, c’est la France qui s’exporte, innove, résiste. À chacun de décider s’il préfère rester spectateur, ou prendre place dans la cour des investisseurs.

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