Pourquoi ma retraite baisse en 2020 ?

39
Partager :

Mauvaises nouvelles pour les retraites 2019. Les contributions augmentent. Le malus de retraite complémentaire poussera de nombreuses personnes à reporter leur retraite. Les retraités, à l’exception de ceux qui bénéficieront de l’annulation de l’augmentation de la CSG ou de la vieillesse minimale, verront leur pouvoir d’achat diminuer.

Pour beaucoup de Français, le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu sera un grand bouleversement. 2019 sera une année de transition difficile.

A découvrir également : Quelles aides sociales pour les retraites ?

Malgré certaines annonces positives faites en réponse au mouvement des gilets jaunes, les modifications apportées aux pensions de 2019 continuent d’augmenter les cotisations et de réduire les droits. L’objectif de ces changements est de réduire les différences entre les régimes, de compenser l’augmentation du nombre de retraités et, partant, de réduire le déficit des régimes de retraite. Ils sont déjà dans la logique de la future réforme des retraites.

Ci-dessous vous trouverez un résumé des principales modifications. Une chose est sûre : Maretraite.fr restera à votre disposition pour vous aider à préparer un retraite heureuse et confortable à travers ces mutations !

A découvrir également : Puis-je travailler avec une pension d'invalidité ?

Transferts depuis CIPAV vers SSI

Les transferts des fonds de pension au régime général se poursuivent. En 2018, les micro-entrepreneurs qui ont créé une activité libérale ont adhéré au régime général de sécurité sociale pour les indépendants (SSI, ex-RSI) au lieu de CIPAV.

Depuis le 1er janvier 2019, c’est au tour des travailleurs indépendants exerçant des professions libérales qui ne figurent pas dans la liste des professions relevant de la portée réduite de la CIPAV d’être affiliés à la SSI.

En outre, les membres de la CIPAV qui ont créé leur activité avant le 1er janvier 2019 et dont la profession ne relève plus du champ d’application réduit de la CIPAV peuvent choisir cinq ans d’adhérer à la branche indépendante du régime général.

Les retraités affiliés à l’IPAV ne sont pas affectés, ils restent à la CIPAV.

Augmentation des cotisations des employés

La contribution à l’assurance vieillesse des fonctionnaires a augmenté de 0,27 point pour atteindre 10,83 %.

Augmentation des cotisations de retraite supplémentaires pour les affiliés d’AGIRC-ARRCO

À la suite de la fusion des régimes complémentaires de retraite AGIRC-ARRCO, à compter du 1er janvier 2019, les cotisations de retraite complémentaire des employés du secteur privé et des autres sociétés affiliées d’AGIRC-ARRCO augmentent, même si ces cotisations sont cachées par des changements dans le nom des cotisations.

  • Renommé taux de contribution, le taux d’appel est passé de 1,25 % à 1,27 %.
  • Les taux d’acquisition de points pour la tranche 2 ont augmenté, passant de 16,2 % pour les non-cadres et de 16,44 % pour les cadres supérieurs à 17 % pour l’ensemble.
  • Contribution réputée Équilibre général (CEG) et contribution à l’équilibre technique (TEC), les contributions à l’équilibre augmentent selon les fourchettes de 2 % à 2,5 % ou 2,5 %, de 2,2 % à 2,7 % et de 2,55 % à 2,7 %.

Malus de retraite complémentaire des filiales d’AGIRC-ARRCO

Officiellement, l’âge légal de la retraite, 62 ans, ne change pas. Mais en fait, le malus de retraite complémentaire (appelé « coefficient de solidarité ») équivaut à porter l’âge minimum à 63 ans pour une pension à taux plein. Ce malus s’appliquera à partir du 1er janvier 2019 aux affiliés d’AGIRC-ARRCO nés en 1957 ou après.

Si vous appartenez à ce groupe d’âge, remplissez les conditions d’assurance pour une pension à taux plein et souhaitez partir de l’âge légal de 62 ans, le malus réduira votre pension de retraite complémentaire de 10% pendant trois ans. Repousser votre départ d’un an supprimera le malus. Si vous le repoussez pendant 2, 3 ou 4 ans, vous recevrez un bonus de 10%, 20% ou 30% pendant un an.

Réévaluation des pensions au-dessous de l’inflation

Depuis plusieurs années, la réévaluation des pensions au titre du régime général a été soit retardée, soit calculée à un taux inférieur à l’inflation. C’est toujours le cas cette année. Les pensions perdent donc leur pouvoir d’achat.

En janvier 2019, le taux de revalorisation des pensions de base est de 0,3 % tandis que l’inflation sur le année est estimée à 1,6 % (estimation de l’INSEE, décembre 2018). Le taux de réévaluation des pensions d’AGIRC-ARRCO est bloqué à 1 % inférieur à l’inflation depuis 2015.

Augmentation de la vieillesse minimale

D’autre part, l’âge minimum de vieillesse continue d’augmenter. Après 30 euros par mois en 2018, il gagne 35 euros en 2019 pour atteindre 868 euros par mois. Cette augmentation de 4,2 % est nettement supérieure à celle de l’inflation. Elle se poursuivra en 2020 avec une nouvelle augmentation de 35 euros.

Annulation de l’augmentation du CSG pour certains retraités

Bonne nouvelle pour les retraités qui ont un revenu inférieur à 2 000 euros par mois et qui ne bénéficient pas déjà d’un taux réduit CSG. Si tel est votre cas, à la suite des récentes annonces du président Macron en réponse au mouvement des gilets jaunes, l’augmentation de 1,7 % du GSE qui est entrée en vigueur en 2018 est annulée pour vous en 2019.

Il y aura donc maintenant 4 niveaux de cotisation au CSG pour les retraités, en fonction de leur revenu imposable :

  • 0% = exonération pour les revenus inférieurs à 11.128 euros par part fiscale.
  • 3,8% = taux réduit pour un revenu inférieur à 14.548 euros par part fiscale.
  • 6,6 % = nouveau taux appelé « taux médian », après annulation de l’augmentation de 1,7 %. Il s’applique aux revenus compris entre 14 548 euros et 22 580 euros (environ 2.000 euros par mois) par part fiscale.
  • 8,3 % = taux plein.

Exemption de cotisations pour heures supplémentaires

Toujours en réponse à l’époque des gilets jaunes, l’exemption de la part des employés des cotisations de base et d’assurance vieillesse supplémentaire pour les heures supplémentaires, qui devait entrer en vigueur le 1er septembre 2019, est avancée au 1er janvier 2019.

Diminution de la limite d’âge pour la pension de survivants

Autre changement favorable : L’âge requis pour recevoir une pension de survivant d’AGIRC-ARRCO est de 55 ans pour les décès survenus à compter du 1er janvier 2019. Auparavant, il y avait 60 ans pour le régime de gestion, l’AGIRC.

Conclusion : Il est plus urgent que jamais de se préparer !

Dans l’ensemble, ces changements vont dans le sens d’une augmentation continue des contributions et d’une baisse constante des frais.

Si vous souhaitez préparer une retraite confortable, il est plus que jamais nécessaire de préparer votre retraite en amont par une bonne gestion de votre argent et un suivi adéquat de vos droits. Maretraite.fr est là pour vous aider. Profitez de notre service en ligne, faites un simulationfree.

Partager :
Show Buttons
Hide Buttons